Plus de 400 lycées touchés par des blocages en France sur fond de mobilisation des élèves

La mobilisation des lycéens français s’est poursuivie lundi, mais l’ampleur des blocages a commencé à diminuer. Selon les données du ministère de l’Éducation nationale, 413 des quelque 3 700 lycées du pays étaient concernés au matin du 5 octobre par des blocages ou d’autres perturbations de leur fonctionnement.

À titre de comparaison, 564 établissements étaient concernés vendredi à la même heure, contre 610 jeudi, rapporte Le Parisien. Le ministère explique cette baisse progressive de la mobilisation par le dialogue engagé entre les autorités et les représentants des élèves.

La situation reste tendue dans plusieurs villes

Malgré la diminution générale du nombre de blocages, des tensions persistent dans certaines régions.

Dans l’agglomération lyonnaise, la police et les autorités locales ont fait état d’affrontements aux abords de deux lycées et d’un collège. Des incidents distincts ont également été signalés dans 12 autres établissements.

La situation restait également tendue à Lille, notamment aux abords des lycées Faidherbe et Gaston-Berger.

Dans d’autres villes, en revanche, la situation revient progressivement à la normale. À Rennes, plusieurs établissements fermés à la fin de la semaine dernière ont rouvert lundi. Dans la région d’Aix-Marseille, environ 60 des 171 lycées assuraient leurs cours à distance.

Des milliers d’interpellations depuis le début du mouvement

La nouvelle vague de mobilisation a débuté en région parisienne à la mi-septembre avant de s’étendre à d’autres parties du pays.

La semaine dernière, les manifestations ont été marquées par de nombreux épisodes de violence. Selon le gouvernement, environ 5 000 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement, dont près de 85 % étaient mineures.

Les autorités font également état de 24 établissements scolaires incendiés ou dégradés et de 78 membres du personnel éducatif blessés. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a précisé que, dans la plupart des cas, les incidents impliquaient des personnes qui n’étaient pas scolarisées dans les établissements concernés.

Les lycéens réclament davantage de moyens

Les revendications portent principalement sur les conditions d’enseignement. Les élèves demandent une hausse des moyens consacrés à l’éducation, une amélioration de l’état des bâtiments scolaires, des classes moins chargées ainsi qu’une solution au problème du manque d’enseignants non remplacés.

Les inégalités d’accès à l’éducation et les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur via Parcoursup figurent également parmi leurs principales critiques.

Une rencontre entre des représentants des élèves et le ministère de l’Éducation nationale s’est tenue vendredi, mais elle n’a pas produit les résultats espérés par les participants au mouvement.

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