Des changements inhabituels pourraient se produire dans la stratosphère dès le début du mois de novembre et modifier la circulation des masses d’air arctiques. Selon les prévisions météorologiques, cette évolution pourrait accroître le risque de refroidissement en Europe à la fin de l’automne, même si le calendrier et l’ampleur d’une éventuelle vague de froid restent incertains.
La France et d’autres pays européens pourraient connaître une arrivée précoce d’air froid. Les météorologues évoquent comme facteur potentiel un réchauffement stratosphérique soudain, un phénomène atmosphérique susceptible de perturber la circulation habituelle de l’air au-dessus de l’Arctique.
Selon la chaîne française La Chaîne Météo, les dernières simulations du modèle météorologique européen ECMWF indiquent une probabilité importante de voir ce phénomène se produire dès le début du mois de novembre. L’organisme Severe Weather Europe prévoit également un affaiblissement du vortex polaire entre le 31 octobre et le 6 novembre.
Comment les changements dans la stratosphère influencent-ils la météo ?
Le vortex polaire est un système de vents d’ouest puissants qui tourne autour de l’Arctique à une altitude d’environ 30 kilomètres. Dans des conditions normales, il maintient l’air froid à proximité du pôle Nord et limite sa progression vers les latitudes plus basses.
Sous l’effet de puissantes ondes atmosphériques, ce système peut toutefois s’affaiblir ou voir sa structure se modifier. Les masses d’air froid disposent alors de davantage de possibilités pour se déplacer vers le sud, en direction de l’Europe et de l’est de l’Amérique du Nord.
Les conséquences d’un phénomène de ce type ont notamment été observées aux États-Unis en janvier 2025, lorsqu’une importante vague de froid a touché le pays. Des chutes de neige ont notamment concerné le Texas, la Louisiane, la Géorgie et l’Alabama.
Pourquoi ce phénomène attire-t-il l’attention des météorologues cette année ?
Les réchauffements stratosphériques soudains ne sont pas exceptionnels : ils surviennent au cours d’environ deux saisons hivernales sur trois. Ils sont toutefois observés le plus souvent en janvier et en février. Une éventuelle apparition dès le début du mois de novembre serait donc particulièrement précoce.
D’après La Chaîne Météo, le précédent record de précocité d’un réchauffement stratosphérique remonte au 28 novembre 1968. Un épisode tout aussi précoce a également été observé en 2025.
L’affaiblissement potentiel du vortex polaire pourrait accroître le risque d’une arrivée d’air arctique en Europe dans la seconde moitié du mois de novembre et au début de décembre. Les météorologues invitent néanmoins à ne pas tirer de conclusions hâtives : il est encore impossible de déterminer précisément quelles régions seront touchées, quelle sera l’intensité du froid et combien de temps il durera.
Malgré la possibilité de ces épisodes froids, La Chaîne Météo prévoit dans l’ensemble un hiver doux. Des températures saisonnières supérieures aux normales n’excluent toutefois pas des périodes de refroidissement brutal et de fortes gelées.
