Joël Guerriau reconnaît “une faute” face à Sandrine Josso

Joël Guerriau comparaît devant le tribunal judiciaire de Paris, lundi 26 janvier, au premier jour de son procès. L’ex-sénateur de Loire-Atlantique reste soupçonné d’avoir drogué Sandrine Josso, en novembre 2023, afin de la violer ou de l’agresser sexuellement dans son appartement parisien. À l’audience, il s’exprime longuement. Il déroule sa version des faits. Sa voix reste basse. Son attitude demeure grave.

Selon TF1, il décrit une période de crise personnelle. Il dit avoir consulté un médecin, mais il écarte les antidépresseurs. Il cherche un produit à effet immédiat. Il affirme n’avoir jamais consommé de MDMA. Il évoque un “euphorisant contre l’angoisse” qu’un autre sénateur lui aurait donné, sans jamais révéler son identité.

Le champagne, la poudre et les symptômes

Joël Guerriau assure qu’il a versé cette poudre dans une coupe de champagne la veille, avant de se raviser. Il range ensuite le verre sans le nettoyer. Le lendemain, Sandrine Josso boit dans cette coupe. La députée ressent rapidement des vertiges, des sueurs froides et des palpitations. Elle évoque aussi un goût “inhabituel”.

Joël Guerriau affirme avoir compris trop tard qu’un produit avait été ingéré.

Une faute reconnue, une intention contestée

Après plusieurs heures d’interrogatoire, l’ancien sénateur nie toute intention de viol. Il reconnaît néanmoins une faute et parle de “stupidité” et “d’inconscience”. Il admet la gravité de la situation.

Les recherches internet retrouvées, notamment sur l’ecstasy et le lien entre drogue et viol, fragilisent sa défense. Le président du tribunal rejette l’idée d’un détail sans importance et souligne le poids de ces éléments.

En fin d’audience, Joël Guerriau présente ses excuses à Sandrine Josso. Il dit regretter profondément. Le tribunal annonce enfin qu’il pourrait examiner mardi une possible requalification des faits, sans volonté de viol ou d’agression sexuelle.

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