Une enquête pour tentative d’homicide ouverte après des jets de cocktails Molotov contre des gendarmes à Paris

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique après des violences survenues samedi 31 octobre 2026. Des cocktails Molotov ont été lancés contre des membres des forces de l’ordre, à la fin d’une manifestation contre la vie chère. Un gendarme mobile a notamment été touché par un engin incendiaire porte de Charenton, dans le 12e arrondissement.

Selon TV5MONDE, qui reprend une dépêche de l’AFP publiée le 1er novembre, l’enquête a été annoncée par le parquet de Paris. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait dénoncé dès samedi une attaque particulièrement grave contre les forces de sécurité. Les images diffusées montrent les protections d’un gendarme s’enflammer au niveau des jambes.

Des violences à la fin de la manifestation

Les incidents se sont produits dans un contexte de mobilisation nationale contre la vie chère. Plusieurs manifestations avaient été organisées à travers le pays, avec des rassemblements dans les grandes villes.

À Paris, les tensions se sont intensifiées lors de la dispersion du cortège, porte de Charenton. Des projectiles ont été lancés en direction des forces de l’ordre. Les autorités ont signalé plusieurs affrontements avec des groupes de manifestants.

Le parquet a indiqué que les jets d’objets explosifs avaient visé une quinzaine de gendarmes ainsi que des policiers. Les circonstances précises de ces actes font l’objet des investigations judiciaires.

La préfecture de police a fait état de cinq membres des forces de l’ordre blessés à Paris lors de cette journée, dont quatre policiers et un gendarme. Trois auraient été touchés par des jets de cocktails Molotov.

Le gendarme atteint par l’engin incendiaire a été légèrement blessé, selon les informations communiquées par les autorités. La gravité limitée des blessures ne préjuge pas de la qualification pénale retenue pour les faits.

Une enquête pour identifier les responsables

Le parquet a retenu la qualification de tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Cette décision traduit la gravité potentielle des faits examinés par les enquêteurs.

Aucune personne n’avait été interpellée pour cette attaque au moment de l’annonce de l’ouverture de l’enquête. Les investigations doivent notamment permettre d’identifier les auteurs des jets d’engins incendiaires.

Le bilan général de la mobilisation du 31 octobre fait également apparaître de nombreuses interpellations. Le ministère de l’Intérieur avait recensé 565 interpellations à l’échelle nationale à 21 heures.

Les tensions ne se sont pas limitées à la capitale. Des affrontements ont également été signalés à Grenoble, tandis que des incidents ont été rapportés à Marseille en fin de manifestation.

Ces événements interviennent dans un climat de contestation sociale persistante. Les rassemblements contre la vie chère mobilisent des participants aux revendications diverses, sans que les violences commises puissent être attribuées à l’ensemble des manifestants.

L’enquête parisienne devra établir le déroulement exact de l’attaque et les responsabilités individuelles. Les qualifications pénales pourront évoluer selon les éléments recueillis au cours des investigations.

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