La polémique autour d’un supposé bombardement de la résidence présidentielle de Valdaï a remis en lumière une réalité bien plus vaste : l’empire immobilier de Vladimir Poutine.
Tandis que Moscou nie toute attaque ukrainienne et refuse d’en fournir les preuves, l’ONG anticorruption fondée par Alexeï Navalny publie une nouvelle enquête.
Selon France 24, elle révèle l’existence d’un palais inédit en Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014.
Une constellation de résidences
Valdaï reste l’un des symboles les plus frappants. Ce complexe ultra-sécurisé, né sous Staline, compte aujourd’hui des dizaines de bâtiments, un palais, des spas, des lieux de divertissement et même une église privée. Mais il ne constitue qu’une pièce d’un ensemble bien plus large.
Selon les enquêteurs, Vladimir Poutine disposerait d’au moins six résidences majeures. En Crimée, une ancienne datcha de Viktor Ianoukovytch aurait été entièrement remodelée pour un coût estimé à plus de 100 millions d’euros. Sur la mer Noire, le mystérieux palais du cap Idokopas demeure inaccessible, protégé par un strict périmètre de sécurité.
Derrière le récit officiel d’un dirigeant austère se dessine ainsi le portrait d’un pouvoir retranché, fastueux et profondément méfiant.
