La Maison de Molière prépare une saison ambitieuse

Clément Hervieu-Léger a présenté, le 10 juin 2026 dans Le Monde, sa stratégie pour la Comédie-Française. L’administrateur général veut moderniser l’institution tout en respectant son histoire et son rôle central dans le théâtre français.

La Comédie-Française reste l’une des institutions culturelles les plus importantes du pays. Elle porte un patrimoine théâtral unique et dispose d’une troupe permanente. Mais elle affronte aussi des difficultés financières. Selon Le Monde, son déficit structurel atteint 3,5 millions d’euros, avec des risques plus élevés en 2026.

Clément Hervieu-Léger veut renforcer les outils de gestion et obtenir des moyens adaptés. Il refuse toutefois de réduire l’ambition artistique. Son objectif consiste à protéger l’institution sans la figer.

Une saison entre classiques et prises de risque

La saison 2026-2027 doit mêler des œuvres du répertoire et des propositions plus audacieuses. Le programme inclut notamment Genet, Marivaux et Dumas. Cette ligne cherche à préserver l’identité de la Maison de Molière tout en attirant de nouveaux publics.

L’administrateur défend aussi une présence plus forte hors de Paris. Il veut développer des tournées, des coopérations avec d’autres lieux culturels et des projets en région. Cette orientation répond à une critique fréquente : la concentration des grandes institutions culturelles dans la capitale.

La question du public reste centrale. La Comédie-Française doit conserver son prestige, mais elle doit aussi rester accessible. Les prix des places, l’éducation artistique et la diffusion en région deviennent donc des enjeux majeurs.

Clément Hervieu-Léger défend l’idée d’un théâtre exigeant mais ouvert. Il veut toucher des spectateurs qui ne fréquentent pas habituellement les grandes salles parisiennes. Cette stratégie peut renforcer le lien entre culture nationale et territoires.

Des finances sous surveillance

Le défi financier limite toutefois les marges de manœuvre. Une programmation ambitieuse coûte cher. Les décors, les répétitions, les tournées et la troupe permanente exigent des budgets stables. Sans soutien public suffisant, l’institution pourrait devoir réduire certaines ambitions.

Cette situation pose une question plus large : comment financer la culture publique dans un contexte de tensions budgétaires ? La réponse dépassera la seule Comédie-Française. Elle concernera l’ensemble des institutions culturelles françaises dans les prochaines années.

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