En ce début d’année, les élus de montagne affichent leur satisfaction. Les stations ont accueilli de nombreux vacanciers pendant les vacances de Noël, signe d’un « engouement qui se confirme au fil des ans ».
Selon Le Figaro, derrière cette dynamique, les professionnels ont dû multiplier les efforts pour garantir des conditions de glisse acceptables. La raison : un enneigement faible en début de saison et une activité fragilisée par le réchauffement climatique.
Le ski ne “si”, mais “combien”
Le débat ne porte plus sur l’impact du climat, mais sur son intensité. Avec une hausse des températures de 2,7°C à 4°C, toutes les stations se sentent exposées, qu’elles soient petites ou grandes, souligne le secteur.
« Toutes les stations, petites comme grandes, se sentent concernées », rappelle Laurent Reynaud, délégué général de Domaines Skiables de France.
Pour anticiper, Météo-France et l’Inrae modélisent depuis plusieurs années l’évolution de l’enneigement en altitude. Les résultats, consultés par Le Figaro, annoncent une baisse marquée du nombre de jours skiables dès la moitié du siècle. Certaines stations pourraient perdre jusqu’à 79 jours par an. D’autres, mieux situées ou plus élevées, limiteraient la casse. Ces projections alimentent désormais les choix économiques et les débats sur l’avenir de la montagne.
