La France place le méthane au centre de son agenda climatique. Lors d’une conférence organisée à Paris dans le cadre du G7, elle a appelé les grandes puissances à réduire plus vite ces émissions. Le méthane réchauffe beaucoup plus fortement l’atmosphère que le CO₂ à court terme. Il joue donc un rôle important dans l’accélération du changement climatique.
Selon Le Monde, Paris défend l’objectif international d’une baisse de 30 % des émissions mondiales de méthane d’ici 2030. Cette priorité concerne surtout l’énergie, l’agriculture et les déchets. Le gouvernement veut montrer que la France peut peser sur ce dossier, même quand les discussions climatiques du G7 restent difficiles.
Mais les ONG pointent aussi les faiblesses françaises. Entre le 20 et le 30 avril 2026, Clean Air Task Force et Les Amis de la Terre ont inspecté 64 sites pétroliers et gaziers dans le sud du pays. Elles ont détecté des fuites sur environ deux tiers des sites visités.
Ces émissions viennent parfois d’équipements défectueux. Elles peuvent aussi apparaître lors d’opérations de maintenance. Les opérateurs affirment qu’ils investissent pour réduire ces pertes, mais les associations réclament des contrôles plus stricts.
Cette affaire donne un relief concret au discours français. Pour convaincre à l’international, Paris doit aussi prouver que ses propres infrastructures respectent les nouvelles règles européennes sur le méthane.
