Mercredi 14 janvier, l’Assemblée nationale rejette deux motions de censure visant le gouvernement. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, évite la chute. Les textes, déposés par La France insoumise et le Rassemblement national, échouent nettement. La motion de LFI ne recueille que 256 voix, loin des 288 nécessaires. Celle du RN plafonne à 142 suffrages. La droite et le Parti socialiste refusent de s’y associer.
D’après Le Monde, dans l’Hémicycle, le chef du gouvernement attaque frontalement ses opposants.
Une manœuvre politique assumée
À l’exécutif, on minimise la portée de la motion RN. Elle visait surtout, selon un proche du pouvoir, à
« créer une actualité au Palais-Bourbon pour en éclipser une autre au palais de justice », alors que Marine Le Pen comparaissait pour l’appel de sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen.
Le budget, nerf de la guerre
Malgré ce sursis, le flou demeure sur l’adoption du budget 2026. Le 49.3 reste l’outil le plus sûr, mais il expose le gouvernement à une nouvelle censure. L’option des ordonnances gagne du terrain, y compris à l’Élysée. La méthode divise. La solidité politique du gouvernement, elle, reste précaire.
