Depuis le 1er janvier 2026, Daniel Vaillant, ancien ministre de l’Intérieur de Lionel Jospin, a perdu les avantages accordés jusqu’ici à vie aux ex-titulaires de Beauvau et de Matignon. Plus de chauffeur, plus de véhicule de fonction, plus de protection policière ni de secrétariat.
Selon Le Figaro, une décision annoncée à l’automne par le Premier ministre Sébastien Lecornu, au nom de la sobriété budgétaire et de l’exemplarité de l’État.
« Comment je fais, moi ? »
À 76 ans, l’ancien élu parisien dit devoir s’adapter à un changement brutal. Il affirme ne pas avoir conduit depuis vingt-cinq ans et évoque un état de santé fragile.
« Je ne suis pas hyper vieux, mais je ne suis pas en bonne santé », confie-t-il sur RTL.
Ces propos déclenchent une vague de réactions ironiques sur les réseaux sociaux. Beaucoup rappellent les alternatives utilisées quotidiennement par des millions de Français : transports en commun, taxi, covoiturage ou marche à pied.
Un soupçon de décision politique
Daniel Vaillant dit accepter la fin des privilèges, à condition qu’elle s’applique à tous sans distinction.
« Si c’est pour tout le monde pareil, je n’ai rien à dire. Si c’est un choix politique, là, ça pose problème. »
Or, plusieurs exceptions existent. Certains anciens responsables conservent une protection policière, notamment en raison de menaces liées au terrorisme ou à l’actualité politique. Une différence de traitement qui alimente le débat sur l’équité et la portée réelle de la réforme.
