Hôpitaux, arrêts maladie et médicaments au cœur des économies prévues par la Sécurité sociale en 2027

Le gouvernement veut nettement ralentir la progression des dépenses de santé en 2027. Présenté le 1er octobre, le projet de budget de la Sécurité sociale fixe une hausse de seulement 2 % pour l’Assurance-maladie. Derrière ce chiffre se trouve un effort d’économies d’environ 5 milliards d’euros. Les hôpitaux bénéficieraient toutefois d’un traitement plus favorable.

Selon le gouvernement français, l’Objectif national de dépenses d’assurance-maladie, ou ONDAM, progresserait de 2 % en 2027. L’exécutif assure que cette évolution restera supérieure à l’inflation attendue. En comparaison, le budget 2026 avait prévu une progression supérieure à 3 %.

Les dépenses de santé continueraient à augmenter

Le projet ne prévoit donc pas une baisse des dépenses de santé en valeur. L’ONDAM atteindrait environ 279 milliards d’euros en 2027. Cependant, sa progression serait fortement ralentie.

Le gouvernement cherche ainsi à réaliser autour de 5 milliards d’euros d’économies sur les dépenses de santé. L’objectif intervient alors que les besoins augmentent sous l’effet du vieillissement de la population.

Le gouvernement prévoit d’ailleurs une hausse globale de 13 milliards d’euros des dépenses de la Sécurité sociale. Toutefois, il veut parallèlement réduire son déficit. Celui-ci devrait atteindre 12,7 milliards d’euros en 2027 si la trajectoire annoncée est respectée. 

Les hôpitaux bénéficieraient d’une hausse de 3 %

Les établissements de santé constituent l’une des priorités affichées. Leur enveloppe progresserait de 3 %, contre seulement 1 % pour les soins de ville. Les dépenses hospitalières atteindraient environ 116 milliards d’euros.

Le gouvernement veut notamment maintenir les tarifs hospitaliers globalement stables. Il prévoit aussi de poursuivre certains investissements. Ceux liés à l’adaptation des établissements au changement climatique figurent parmi les priorités annoncées.

Cependant, cette progression ne signifie pas que les établissements échapperont à tout effort. Le gouvernement prévoit également de poursuivre les actions destinées à améliorer l’efficacité des dépenses.

Les arrêts maladie deviennent un levier majeur d’économies

Les indemnités journalières figurent parmi les principaux postes visés. Les dépenses liées aux arrêts pour maladie hors accidents professionnels ont atteint environ 12 milliards d’euros en 2025.

Le gouvernement vise jusqu’à 2 milliards d’euros d’économies sur ce terrain, en incluant également la branche accidents du travail et maladies professionnelles. Il veut notamment mieux encadrer les arrêts longs. 

Ainsi, le projet prévoit de renforcer les échanges entre médecin traitant, médecin du travail et médecin-conseil de l’Assurance-maladie. L’objectif affiché consiste notamment à limiter les arrêts prolongés pouvant éloigner durablement un salarié de son emploi.

Médicaments et reste à charge également concernés

Les économies ne reposent pas uniquement sur les arrêts maladie. Les médicaments, les transports sanitaires et les soins dentaires sont également concernés par les mesures engagées en 2026.

Par ailleurs, les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires sont passés de 50 à 70 euros chacun au 1er octobre. Leur montant maximal cumulé peut donc atteindre 140 euros par an pour certains assurés. 

Le projet de budget doit maintenant être examiné au Parlement. Les montants et les mesures peuvent donc encore évoluer avant l’adoption définitive du PLFSS 2027.

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