Industrie française : la nationalisation d’ArcelorMittal divise l’Assemblée

L’Assemblée nationale a voté, jeudi 11 juin 2026 à Paris, la nationalisation des actifs français d’ArcelorMittal par 106 voix contre 49. Les groupes de gauche ont soutenu le texte, tandis que la droite et les députés macronistes s’y sont opposés. Les élus du Rassemblement national se sont abstenus, selon Le Monde.

Selon Le Monde, ce vote relance un débat ancien sur l’avenir de la sidérurgie française. ArcelorMittal détient plusieurs sites stratégiques en France. Les partisans de la nationalisation estiment que l’État doit protéger l’emploi, la production industrielle et la souveraineté économique. Ils accusent le groupe de ne pas assez investir dans l’outil industriel français.

Les opposants défendent une autre lecture. Ils jugent qu’une nationalisation coûterait cher aux finances publiques et ne réglerait pas les difficultés structurelles du secteur, confronté à la concurrence internationale, aux coûts de l’énergie et aux exigences de décarbonation.

L’enjeu dépasse ArcelorMittal. Il touche à la stratégie industrielle française : faut-il intervenir directement dans les grandes entreprises lorsque des filières clés semblent menacées ? Le texte doit encore poursuivre son parcours institutionnel.

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