L’UNESCO organise du 15 au 17 juillet 2026 une conférence mondiale sur les sciences pour le développement durable. La rencontre se tient au siège de l’organisation, à Paris. Elle rassemble des chercheurs, des ministres, des jeunes et des représentants d’institutions internationales.
Selon l’UNESCO, il s’agit de la première conférence mondiale de la Décennie internationale des sciences pour le développement durable 2024-2033. L’événement doit évaluer les premiers progrès et identifier de nouvelles solutions scientifiques.
La science durable au centre de la conférence
La rencontre porte sur le thème « La science en action ». Elle cherche à montrer comment la recherche peut répondre aux principaux défis mondiaux.
Les discussions concernent notamment le changement climatique, la biodiversité, la santé et l’éducation. Elles abordent également les technologies numériques, l’intelligence artificielle et la sécurité alimentaire.
Les participants veulent surtout rapprocher la science des décisions politiques. De nombreuses recherches produisent déjà des connaissances utiles. Cependant, elles ne conduisent pas toujours à des mesures concrètes.
La conférence doit donc faciliter le dialogue entre laboratoires, gouvernements et organisations internationales. Elle cherche aussi à intégrer davantage les citoyens dans les choix scientifiques.
Trois journées de débats et de rencontres
La première journée est consacrée à une vision générale de la Décennie scientifique. Des responsables politiques et scientifiques présentent les principales priorités.
La deuxième journée approfondit les solutions déjà testées dans plusieurs régions du monde. Les participants examinent notamment leur financement et leur adaptation à différents territoires.
Enfin, le 17 juillet accueille des événements thématiques. Des universités, des organisations et des réseaux scientifiques présentent leurs projets. Ces rencontres doivent favoriser de nouvelles coopérations.
Le format hybride permet également une participation à distance. Ainsi, des scientifiques qui ne peuvent pas se rendre à Paris peuvent suivre une partie des échanges.
Réduire les inégalités dans la recherche
Les capacités scientifiques restent très inégales entre les pays. Certaines nations disposent de laboratoires modernes et de financements importants. D’autres manquent de matériel, de personnel et d’accès aux publications.
La conférence doit donc examiner les moyens de réduire ces écarts. La formation des jeunes chercheurs représente une priorité. De plus, le partage des données peut accélérer les découvertes.
L’accès ouvert aux connaissances constitue également un enjeu important. De nombreux articles scientifiques restent derrière des systèmes payants. Cette situation limite leur utilisation dans les pays aux ressources réduites.
L’UNESCO souhaite donc encourager une science plus inclusive. Cependant, cette ambition nécessitera des engagements financiers durables.
La recherche confrontée à l’urgence climatique
Les événements climatiques extrêmes renforcent le besoin de connaissances précises. Les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations touchent déjà de nombreux territoires.
Les scientifiques travaillent à améliorer les modèles de prévision. Ils développent aussi des solutions pour l’agriculture, la gestion de l’eau et l’aménagement des villes.
Toutefois, les réponses doivent tenir compte des réalités locales. Une solution efficace dans une grande ville européenne ne fonctionnera pas forcément dans une petite île ou une région rurale.
La coopération internationale permet donc d’échanger les expériences. Elle peut aussi éviter que chaque pays développe séparément les mêmes outils.
Restaurer la confiance envers la science
La conférence aborde également la désinformation. Les réseaux sociaux facilitent la diffusion de fausses affirmations sur le climat, la santé ou les technologies.
Les institutions scientifiques doivent donc mieux expliquer leurs méthodes. Elles doivent reconnaître les incertitudes sans affaiblir la valeur de leurs résultats.
Par ailleurs, les chercheurs doivent dialoguer avec les citoyens. Une décision fondée sur la science sera mieux acceptée si elle reste compréhensible et transparente.
Des conclusions attendues le 17 juillet
La dernière journée doit mettre en avant plusieurs projets et recommandations. Toutefois, la conférence ne produira pas un accord juridiquement contraignant.
Son influence dépendra donc des actions futures. Les gouvernements et les institutions devront traduire les discussions en programmes concrets. Ils devront aussi assurer leur financement.
L’événement renforce néanmoins le rôle de Paris dans la diplomatie scientifique. Il place la recherche au cœur des débats sur l’avenir climatique, économique et social.
