Le bras de fer judiciaire entre Shein et Lacoste se poursuit en France. Une juridiction française a accordé des dommages et intérêts à la marque au crocodile dans un différend portant sur la vente de produits affichant son célèbre logo. Toutefois, cette décision ne met pas fin au dossier, qui doit encore être examiné sur le fond.
Selon Reuters, Shein a indiqué que le jugement rendu le 9 juillet concernait uniquement une procédure en référé. L’entreprise affirme que le litige principal se poursuit et que la justice n’a pas encore rendu de décision définitive sur le fond de l’affaire.
Une indemnisation accordée à Lacoste
La justice française a condamné Shein à verser 110 000 euros de dommages et intérêts à Lacoste. Le litige porte sur la commercialisation, via la plateforme du distributeur, de produits reproduisant le célèbre crocodile associé à la marque française.
Cette décision constitue une première victoire judiciaire pour Lacoste. En revanche, elle ne règle pas définitivement la question de la responsabilité de Shein dans cette affaire de propriété intellectuelle. La procédure principale doit encore déterminer les éventuelles infractions et leurs conséquences juridiques.
Shein insiste sur le caractère provisoire du jugement
Dans un communiqué, Shein rappelle que la décision rendue concerne uniquement des mesures provisoires. L’entreprise soutient qu’aucune conclusion définitive n’a été prononcée concernant les accusations de contrefaçon.
Le groupe affirme également prendre la protection de la propriété intellectuelle au sérieux. Il précise avoir coopéré avec Lacoste tout au long de la procédure. Selon Shein, les produits concernés ont été retirés rapidement après avoir été signalés par la marque française.
La protection des marques reste un enjeu majeur
Cette affaire montre les défis que les grandes plateformes de commerce électronique doivent relever. Les titulaires de marques multiplient les actions en justice afin de lutter contre la commercialisation de produits susceptibles de porter atteinte à leurs droits.
Pour Lacoste, dont le crocodile figure parmi les logos les plus connus de l’industrie textile, la protection de son identité visuelle représente un enjeu stratégique. Fondée en 1933 par le champion de tennis René Lacoste, l’entreprise appartient depuis 2012 au groupe suisse Maus Frères.
Un dossier encore loin d’être clos
Les acteurs du commerce en ligne et de la mode suivront de près la suite de la procédure. Une décision sur le fond pourrait préciser les responsabilités des plateformes lorsqu’elles commercialisent des produits proposés par des vendeurs tiers.
En attendant, les deux entreprises maintiennent leurs positions. Lacoste poursuit la défense de ses droits de propriété intellectuelle. De son côté, Shein estime que le jugement récent ne préjuge pas de l’issue définitive du contentieux.
