La Banque de France prévoit désormais une croissance de 0,2 % au deuxième trimestre 2026. Cette estimation dépasse légèrement les premières attentes. Toutefois, l’amélioration reste limitée dans une économie exposée à l’inflation, aux tensions énergétiques et aux incertitudes internationales.
Selon Reuters, la banque centrale française a relevé son estimation malgré les perturbations causées par la forte chaleur. L’activité industrielle a notamment progressé en juin. Les services ont également rebondi, mais leur situation reste plus contrastée.
La croissance française soutenue par l’industrie
L’industrie manufacturière a joué un rôle important dans cette amélioration. En juin, l’indice PMI du secteur a atteint 51,2 points. Un niveau supérieur à 50 signale une progression de l’activité.
Cette évolution marque un redressement après plusieurs mois difficiles. Cependant, les entreprises continuent de subir des problèmes d’approvisionnement. Les perturbations des transports et les tensions géopolitiques compliquent encore certaines chaînes logistiques.
La Banque de France constate aussi une hausse de la production dans plusieurs branches industrielles. Ainsi, l’aéronautique, les équipements électriques et certains biens intermédiaires soutiennent l’activité. En revanche, les entreprises restent prudentes sur leurs investissements.
Les services restent sous pression
Le secteur des services présente une situation moins favorable. Son indice PMI a atteint 46,8 points en juin. Il reste donc sous le seuil qui sépare croissance et contraction.
La demande demeure faible dans plusieurs activités. De plus, les entreprises signalent une hausse des coûts. Les pressions inflationnistes pèsent sur les marges et limitent les nouvelles commandes.
Toutefois, la Banque de France observe un rebond dans certains services. Le transport, l’hébergement et plusieurs activités destinées aux entreprises ont mieux résisté. Cette évolution explique en partie la révision de la croissance française.
La canicule perturbe l’activité économique
Les fortes températures ont ralenti plusieurs secteurs. Le bâtiment, les transports et certaines activités extérieures ont dû modifier leurs horaires. Par ailleurs, les entreprises ont parfois réduit leur production pour protéger les salariés.
L’effet économique de la canicule reste néanmoins difficile à mesurer. Les vagues de chaleur peuvent faire baisser la productivité. Cependant, elles soutiennent aussi temporairement certaines dépenses, notamment dans le tourisme, la climatisation et les boissons.
La Banque de France considère donc que l’économie a résisté à ces perturbations. Néanmoins, cette résistance ne signifie pas un retour à une croissance forte.
Une amélioration qui reste à confirmer
La nouvelle estimation intervient après une révision plus pessimiste des perspectives annuelles. En juin, la Banque de France avait abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,5 %. Elle avait aussi relevé son estimation d’inflation à 2,5 %.
Ainsi, la hausse attendue au deuxième trimestre apporte un signal positif. Cependant, elle ne supprime pas les principaux risques. Le pouvoir d’achat, l’énergie et la faiblesse de la demande restent au centre des préoccupations.
Enfin, les prochains chiffres de l’Insee permettront de confirmer ou non cette estimation. Ils seront essentiels pour mesurer la solidité réelle de la croissance française.
