Bouygues Telecom, Orange et Iliad ont signé un protocole d’accord visant à racheter SFR à Altice France pour un montant estimé à 20,35 milliards d’euros dette comprise, selon Reuters.
L’opération représente l’une des plus importantes transactions réalisées dans le secteur français des télécommunications ces dernières années. D’après Reuters, Bouygues Telecom reprendrait environ 52 % des actifs concernés, tandis qu’Iliad et Orange se partageraient respectivement 27 % et 21 % du périmètre.
Si elle aboutit, cette opération réduirait le nombre de grands opérateurs mobiles présents sur le marché français. Aujourd’hui, quatre groupes majeurs se disputent les abonnés : Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, filiale d’Iliad.
Le projet devra toutefois franchir plusieurs étapes réglementaires. Les autorités françaises et européennes de la concurrence examineront l’impact potentiel de cette concentration sur les prix, la qualité des services et les investissements futurs dans les réseaux.
Les entreprises concernées assurent vouloir maintenir les engagements en matière d’emploi pendant plusieurs années. Elles mettent également en avant les investissements nécessaires pour développer les infrastructures numériques, notamment la fibre optique et les réseaux mobiles de nouvelle génération.
Les défenseurs de l’opération estiment qu’un marché consolidé pourrait favoriser des investissements plus importants. Les critiques craignent au contraire une réduction de la concurrence susceptible d’affecter les consommateurs.
Le dossier sera suivi de près par les régulateurs européens. Leur décision pourrait influencer durablement l’organisation du secteur des télécommunications en France.
