Ormuz bloqué 6 mois ? Engie affirme que l’Europe éviterait le pire

La fermeture du détroit d’Ormuz pendant six mois représenterait un choc majeur pour les marchés énergétiques mondiaux. Pourtant, selon Engie, l’Europe pourrait limiter les dégâts et sécuriser une partie de ses approvisionnements avant l’hiver.

Selon Le Monde, Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie, estime que même dans ce scénario extrême, les stocks de gaz pourraient atteindre environ 70 % de remplissage avant la saison hivernale.

Elle insiste sur la capacité du continent à diversifier ses sources d’approvisionnement, notamment grâce au gaz naturel liquéfié (GNL). L’Europe a déjà réduit sa dépendance aux flux traditionnels et s’appuie désormais sur un réseau plus large de fournisseurs.

« Même avec une fermeture d’Ormuz pendant six mois, on remplirait nos stocks à 70 % », souligne la dirigeante.

Cependant, cette perspective reste fragile. Une telle crise entraînerait une forte tension sur les prix et une compétition accrue entre régions pour accéder aux ressources disponibles. La demande asiatique, en particulier, pourrait accentuer la pression sur le marché.

Face à ces incertitudes, Engie appelle à maintenir les efforts de sobriété énergétique et à poursuivre la diversification des sources. L’objectif reste clair : éviter toute rupture d’approvisionnement et préserver la stabilité énergétique européenne dans un contexte géopolitique instable.

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