Taxer les riches ? Ce rapport accuse l’État de perdre gros

Le retour des tensions sur les finances publiques relance une vieille tentation politique : taxer davantage les patrimoines les plus élevés. Certains partis misent sur une « taxe Zucman », ou sur le retour de l’impôt de solidarité sur la fortune, parfois avec un accueil favorable dans l’opinion. Mais une note de l’institut Rexecode, consultée par Le Figaro, vient bousculer ce réflexe. Et elle le fait chiffres à l’appui.

Un impôt qui rapporte… moins qu’il ne coûte

Selon Le Figaro, l’impôt sur les grandes fortunes (IGF) puis ses déclinaisons n’ont pas rempli leur promesse. L’État n’a pas durablement renforcé ses recettes. Au contraire, la France aurait perdu davantage qu’elle n’a encaissé. Le rapport évoque une mécanique bien connue : exil fiscal, départs d’entrepreneurs, fuite de capitaux et affaiblissement de l’investissement. Résultat, la base taxable se réduit. Et l’économie encaisse le choc.

« Les rentrées fiscales perdues atteindraient 9 milliards d’euros contre des recettes encaissées de 2 à 5 milliards selon les années. »

Pour Rexecode, ces effets délétères posent une question simple : peut-on vraiment combler les déficits publics en ciblant le patrimoine des plus aisés ? Le rapport invite à regarder au-delà du symbole. Il met en garde contre une stratégie qui flatte le débat politique, mais fragilise l’attractivité du pays et réduit, in fine, les marges budgétaires.

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