La police française a interpellé 59 personnes lors d’une manifestation contre la vie chère organisée le 24 octobre à Nice. Parmi elles, 11 sont soupçonnées d’être liées à un mouvement d’extrême droite. Des masques, des bombes lacrymogènes et des matraques ont été découverts dans deux véhicules.
À la suite de la manifestation du samedi 24 octobre, le parquet de Nice a ouvert une enquête sur de possibles actes de violence dans le centre-ville, rapporte Le Parisien. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des individus, apparemment liés à des groupes d’ultradroite, impliqués dans des affrontements survenus en marge du rassemblement.
Selon le parquet, 59 personnes ont été interpellées en lien avec les événements du 24 octobre. Parmi elles, 39 n’avaient encore jamais été signalées aux services de police.
Des masques et des matraques retrouvés sur les personnes interpellées
Onze personnes sont soupçonnées d’appartenir à un mouvement d’extrême droite et d’avoir participé à un groupe susceptible d’avoir préparé des actes de violence. D’après le parquet, elles ont été interpellées à bord de deux véhicules. Des masques, des bombes lacrymogènes et des matraques ont été retrouvés sur certaines d’entre elles. Cinq membres de ce groupe étaient déjà connus des forces de l’ordre.
Les interpellations ont notamment été effectuées pour des soupçons de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, ainsi que pour participation à une manifestation interdite.
Parallèlement, une enquête distincte a été confiée au service local de police judiciaire. Elle vise à identifier et à interpeller les personnes impliquées dans des actes de violence aggravés commis dans le centre de Nice.
Une partie des personnes interpellées remise en liberté
Le dimanche 25 octobre, le parquet a annoncé la levée de 15 mesures de garde à vue. Les personnes concernées ont en revanche reçu une convocation devant le tribunal de police pour participation à une manifestation interdite.
L’enquête sur les éventuels actes de violence commis lors de la manifestation du 24 octobre se poursuit. Les enquêteurs doivent établir les circonstances des incidents et déterminer le rôle de chacune des personnes impliquées.
