En France, plusieurs organisations syndicales appellent les salariés du public et du privé à faire grève et à manifester le 5 novembre. Leurs principales revendications portent sur les augmentations de salaires, le renforcement du financement des services publics et l’amélioration des conditions de travail. Des représentants de l’éducation, du transport ferroviaire, de la santé et d’autres secteurs ont déjà rejoint le mouvement, rapporte Le Figaro.
Les syndicats français entendent accentuer la pression sur le gouvernement après les précédentes mobilisations de l’automne. Une nouvelle journée d’action a été annoncée par une coalition d’organisations, parmi lesquelles la CFDT, la CGT, FO, l’UNSA et la FSU. Elles appellent à la grève et à des manifestations pour défendre les salaires, l’emploi, l’industrie et les services publics.
Les syndicats réclament l’ouverture de négociations salariales, la réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, ainsi que la revalorisation des pensions, du salaire minimum et des prestations sociales. Leurs revendications portent également sur les rémunérations des agents publics, le financement des établissements essentiels et une fiscalité plus équitable sur les grandes fortunes, les successions et les dividendes.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé à donner une nouvelle ampleur au mouvement, en soulignant la nécessité de passer des manifestations aux grèves. De son côté, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a présenté le 5 novembre comme une date clé pour la mobilisation.
Éducation : les écoles publiques et privées appelées à se mobiliser
Dans le secteur de l’éducation, l’appel à la grève a été soutenu par des syndicats représentant les enseignants du primaire et du secondaire. Ils réclament davantage de moyens, le recrutement de personnel supplémentaire, des hausses de salaires et la rénovation des infrastructures scolaires. Ils dénoncent également plusieurs réformes éducatives, notamment celles concernant les lycées, le baccalauréat et la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur Parcoursup.
Des organisations représentant les enseignants des établissements privés sous contrat avec l’État ont également rejoint la mobilisation. Elles contestent le niveau des rémunérations et estiment que les négociations précédentes sur les salaires minimums, qui devaient tenir compte de l’inflation, n’ont pas abouti.
L’ampleur de la participation des enseignants du premier degré ne sera connue que plus près de la date du mouvement. En vertu des règles en vigueur, ils doivent déclarer leur intention de faire grève au moins 48 heures à l’avance.
Les cheminots préviennent de possibles perturbations
À la SNCF, les quatre principaux syndicats — CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et CFDT-Cheminots — se sont associés à l’appel commun. Ils invitent les salariés à cesser le travail et à participer aux manifestations.
Les motifs de mécontentement des cheminots comprennent la modération salariale, les contraintes budgétaires et la dégradation des conditions sociales, notamment en matière de logement et de travail.
L’ampleur des perturbations ferroviaires reste inconnue. Les agents de la SNCF devant déclarer leur intention de faire grève 48 heures à l’avance, des prévisions plus précises sur la circulation des trains sont attendues à l’approche du 5 novembre.
Santé : des revendications sur les salaires et les financements
Les syndicats des secteurs sanitaire et social appellent eux aussi à rejoindre la mobilisation. Ils réclament une revalorisation des rémunérations, de meilleures conditions de travail et davantage de moyens pour les hôpitaux et les établissements sociaux.
Certaines revendications concernent les choix budgétaires pour 2027. Les syndicats estiment que le financement des services publics et sociaux doit être adapté aux besoins réels des établissements.
En cas de grève, les structures médicales doivent toutefois maintenir un niveau minimal d’activité afin d’assurer la continuité des soins.
Administrations publiques, poste et télécommunications
La mobilisation concerne également l’ensemble du secteur public. La CFDT a appelé à la grève les agents de l’administration centrale, des collectivités territoriales et des hôpitaux. Ses revendications portent notamment sur des mesures générales de revalorisation salariale, de meilleures perspectives de carrière et des moyens supplémentaires pour les services publics.
Le syndicat UFSE-CGT appelle également les agents de la fonction publique à participer massivement au mouvement.
Dans les secteurs postal et des télécommunications, la fédération FAPT-CGT, qui représente les salariés de La Poste, d’Orange, de SFR et de Chronopost, soutient la mobilisation. Elle dénonce la faiblesse des augmentations de salaires, les suppressions d’emplois, l’alourdissement de la charge de travail et la détérioration des conditions professionnelles.
La journée d’action prévue le 5 novembre pourrait ainsi toucher un large éventail de l’économie française, des écoles et des hôpitaux aux transports ferroviaires, aux services postaux et aux administrations. L’ampleur réelle de la grève et ses conséquences sur le fonctionnement de ces secteurs ne pourront toutefois être évaluées qu’à l’approche de la mobilisation.
