Dans la bande de Gaza, une ligne de démarcation baptisée « ligne jaune » transforme la vie de milliers de Palestiniens en véritable calvaire. Les habitants qui vivent à proximité de cet axe militaire se retrouvent pris entre les tirs de l’armée israélienne et l’insécurité grandissante provoquée par des groupes armés opérant dans la zone.
Cette ligne, souvent invisible sur le terrain, sépare désormais des zones contrôlées par l’armée israélienne et celles restées sous l’autorité du Hamas. Pour de nombreux civils, franchir ou même approcher cet espace peut s’avérer mortel.
Un territoire coupé en deux
Selon Le Monde, la « ligne jaune » correspond à la zone derrière laquelle l’armée israélienne s’est repositionnée après l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025. Les Palestiniens vivant à proximité de cette démarcation se retrouvent exposés aux tirs et aux incursions nocturnes de groupes armés liés aux forces d’occupation.
Dans les faits, cette ligne divise profondément l’enclave palestinienne. À l’est et au sud de la bande de Gaza, plus de la moitié du territoire se retrouve sous contrôle militaire israélien, tandis que le reste demeure sous contrôle du Hamas.
Pour les habitants, cette nouvelle réalité signifie surtout l’impossibilité de retourner dans leurs maisons ou leurs terres agricoles situées de l’autre côté de la ligne.
Une zone devenue extrêmement dangereuse
La « ligne jaune » ne se limite pas à une simple démarcation militaire. L’armée israélienne considère souvent les zones proches de cette frontière comme des zones de tir, ce qui rend la circulation quasi impossible pour les civils.
Résultat : la zone devient un espace de danger constant, où la peur, l’incertitude et la violence rythment le quotidiendes familles qui n’ont souvent pas les moyens de partir.
