L’Espagne est en deuil après la collision de deux trains à grande vitesse près d’Adamuz. Le bilan atteint au moins 42 morts, mais il reste fragile. Le premier ministre, Pedro Sánchez, promet une enquête menée avec une « transparence absolue ». Objectif affiché : établir « la vérité » sur les circonstances du drame, sous la supervision de la Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF).
Un accident jugé “étrange”
Selon TF1 Info, le gouvernement parle d’un événement « extrêmement étrange ». Les experts s’interrogent. Le train à l’origine de la collision a déraillé sur un tronçon rectiligne, à une vitesse inférieure au maximum autorisé. Autre détail troublant : le déraillement n’a pas commencé à la locomotive, mais au wagon numéro six, vers l’arrière du convoi.
Sabotage exclu, infrastructure visée
Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, écarte l’idée d’un acte volontaire. Il affirme que la possibilité d’un sabotage n’a « jamais été envisagée ». Les premières hypothèses se concentrent plutôt sur l’infrastructure, pourtant rénovée récemment. Selon plusieurs médias espagnols, une rupture du rail pourrait avoir déclenché le déraillement. Une coupe nette d’environ trente centimètres aurait été repérée sur place. Reste une question clé : cause ou conséquence de l’accident.
Des contrôles récents, aucun signal d’alerte
Deux mois plus tôt, la portion de voie avait subi une double révision, dynamique et géométrique, sous la supervision d’Adif. Les tests n’avaient relevé aucun défaut. Dimanche matin encore, un train explorateur a circulé sans signaler d’anomalie. Trois trains auraient même emprunté l’itinéraire vingt minutes avant le drame.
