Crise diplomatique : les États-Unis envisagent « plusieurs options » pour contrôler le Groenland

Le débat sur le Groenland connaît une nouvelle intensité. La Maison-Blanche a confirmé que le président Donald Trump et son équipe examinent « activement » l’idée d’acheter l’île arctique, territoire autonome du Royaume de Danemark, suscitant une onde de choc diplomatique. 

Selon France 24, Karoline Leavitt, porte-parole de la présidence, a déclaré que Washington explorait « plusieurs options », dont la possibilité d’utiliser la force militaire pour « prendre possession » de cette région stratégique. Cette formule a immédiatement déclenché des réactions vives en Europe, où des dirigeants ont souligné que la souveraineté du Groenland appartient à ses habitants et au Danemark.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a tenté de calmer le jeu en précisant que l’objectif affiché reste une acquisition via négociation plutôt qu’une invasion. Pour lui, l’option militaire ne serait envisagée qu’en dernier recours face à une menace externe majeure, malgré des déclarations antérieures plus belliqueuses.

Cette poussée américaine intervient dans un contexte déjà tendu : l’opération récente des États-Unis au Venezuela a déjà fragilisé les relations internationales. Le spectre d’un changement de statut du Groenland ravive des craintes quant à la stabilité de l’Alliance atlantique et à la primauté du droit international.

À Copenhague, le gouvernement danois a fermement rejeté toute idée d’annexion ou de retrait de souveraineté, rappelant que l’île n’est pas à vendre. Les partenaires européens ont fait front commun pour affirmer que seules les populations locales doivent décider de leur avenir.

Retour en haut