De nouvelles fouilles éclairent l’histoire antique et byzantine de l’Égypte

Des archéologues égyptiens ont annoncé, samedi 4 juillet, deux découvertes majeures en Égypte. Ils ont mis au jour des tombes scellées depuis près de 2 000 ans et les vestiges d’une ville byzantine.

Ces découvertes concernent deux sites distincts. D’après BFMTV, les tombes ont été trouvées à Marina el-Alamein, près d’Alexandrie, tandis que la ville byzantine se situe dans l’oasis de Dakhla, dans le désert occidental.

Égypte : 18 tombes gréco-romaines découvertes près d’Alexandrie

Les fouilles de Marina el-Alamein ont révélé 18 nouvelles tombes. Le site se trouve sur la côte méditerranéenne, à environ 100 kilomètres à l’ouest d’Alexandrie.

Les archéologues ont identifié 11 tombes creusées dans la roche. Certaines atteignent environ huit mètres de profondeur. En outre, sept autres tombes ont été construites en calcaire à la surface.

Plusieurs chambres funéraires étaient encore scellées par des dalles de pierre. Cette conservation offre des informations rares sur les rites funéraires de l’époque gréco-romaine.

Les chercheurs ont aussi trouvé des amphores, des lampes, des autels et des bassins en calcaire. Par ailleurs, un sarcophage en granit contenait encore des restes humains.

Une ville byzantine mieux conservée dans l’oasis de Dakhla

La seconde découverte concerne une ville byzantine dans l’oasis de Dakhla. Le site comprend des quartiers résidentiels, des espaces publics et une église de type basilical.

Les vestiges datent principalement du IVe siècle. Les archéologues y ont repéré des maisons à toits voûtés, des fours à pain et des outils domestiques. De plus, des pièces de monnaie, des poteries et des ustensiles éclairent la vie quotidienne des habitants.

Le site comprend aussi des structures fortifiées et des tours de guet. Ainsi, il aide à mieux comprendre l’organisation urbaine dans l’Égypte byzantine.

Les fouilles ont également livré plus de 200 fragments de poterie inscrits. Ces ostraca évoquent des échanges commerciaux, des messages et des éléments de gestion locale.

Des découvertes importantes pour l’archéologie égyptienne

Ces trouvailles renforcent l’intérêt scientifique de deux régions déjà connues des spécialistes. Marina el-Alamein correspondrait à l’ancienne Leukaspis, une cité portuaire gréco-romaine active entre le IIe et le IVe siècle.

Dans l’oasis de Dakhla, les vestiges montrent l’importance des communautés chrétiennes anciennes. Les découvertes archéologiques récentes en Égypte nourrissent aussi la recherche sur les périodes tardives, longtemps moins médiatisées que l’époque pharaonique.

Cependant, ces annonces ont aussi un enjeu économique. L’Égypte mise sur son patrimoine pour soutenir le tourisme. Le pays veut donc valoriser des sites variés, au-delà des pyramides et des grands temples.

Enfin, ces découvertes rappellent la diversité de l’histoire égyptienne. Elles montrent un territoire marqué par les influences pharaonique, grecque, romaine, chrétienne et byzantine.

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