Derrière Trump et le Groenland, le risque d’une fracture transatlantique

La France tente d’éteindre l’incendie sans ignorer les braises. Interrogé sur les déclarations américaines concernant le Groenland, Jean-Noël Barrot assure que le secrétaire d’État américain a clairement « écarté » toute intervention militaire. Selon Le Figaro, le ministre des Affaires étrangères appelle toutefois à la prudence.

« Il faut faire attention à ne pas surinterpréter certaines voix qui s’expriment aux États-Unis, tout en les prenant au sérieux », explique-t-il.

Depuis le Quai d’Orsay, Paris observe une multiplication de signaux politiques en provenance de Washington. Le sujet du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, cristallise désormais les tensions.

Une réponse européenne en préparation

Au-delà des mots, la France anticipe une stratégie plus large. Les Européens se préparent à « riposter » à toute forme d’intimidation américaine. Sur France Inter, Jean-Noël Barrot confirme un travail diplomatique en cours afin de bâtir une réponse collective.

« Nous nous préparons à répondre, et surtout à ne pas répondre seuls, pour être convaincants et percutants. »

Ce plan, actuellement en finalisation, sera partagé avec les principaux partenaires européens dans les prochains jours.

Trump, le Groenland et la diversion

Les intentions affichées de Donald Trump interrogent. L’idée d’une acquisition du Groenland relève moins d’un projet stratégique que d’un levier politique. Les États-Unis disposent déjà d’une présence militaire majeure dans l’Arctique. Une invasion n’apporterait aucun gain concret, mais ferait peser un risque majeur sur l’alliance transatlantique.

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