Le conflit au Moyen-Orient, qui oppose désormais ouvertement l’Iran aux forces israéliennes et américaines, a pris une nouvelle dimension régionale en touchant directement l’émirat de Dubaï, considéré jusqu’ici comme une oasis de stabilité économique.
D’après Le Figaro, des centaines de missiles et drones iraniens ont été lancés en représailles aux frappes de l’alliance américano-israélienne contre des sites militaires en Iran. Une part importante de ces projectiles a visé le territoire des Émirats arabes unis, notamment le secteur de Dubaï et Abu Dhabi, provoquant fermeture d’aéroports, haltes boursières et interruption des vols internationaux.
Les conséquences économiques sont déjà palpables. Les marchés financiers du Golfe ont plongé, avec des indices boursiers en forte baisse dès l’ouverture dimanche dans plusieurs pays voisins, et les principales places financières de Dubaï et d’Abu Dhabi ont été fermées pour plusieurs jours afin de « prendre le temps d’évaluer la situation et de protéger les marchés ».
Les hubs logistiques les plus actifs de la région ont été touchés : Dubaï International Airport, l’un des aéroports les plus fréquentés au monde, ainsi que le port de Jebel Ali, ont vu leurs opérations perturbées voire interrompues, générant des pertes économiques colossales pour le secteur aérien, le tourisme et les services.
Pour les habitants et résidents de l’émirat, l’impact psychologique et social est immédiat. Dubaï, réputée pour son image de sécurité et de prospérité, a vu ses rues se vider, ses infrastructures mondiales mises à l’arrêt et ses expatriés pris de panique. Certains touristes ont été évacués ou invités à s’abriter, tandis que des travailleurs étrangers se retrouvent bloqués, leurs vols annulés.
Selon des analystes économiques, ces attaques menacent non seulement l’activité immédiate, mais aussi la confiance internationale à long terme dans le modèle de développement des Émirats : attirer investisseurs, multinationales et visiteurs dépend de la perception d’une sécurité durable.
