La Russie a fortement accru la pression militaire sur l’Ukraine en décembre 2025. Selon les chiffres communiqués, les forces russes ont tiré 5 310 missiles et drones longue portée en un mois. Une intensité rare depuis le début du conflit. Pourtant, cette stratégie ne produit pas les effets attendus sur le terrain.
Pour le général Jérôme Pellistrandi, consultant Défense pour BFMTV, Moscou échoue à transformer cette puissance de feu en avantage tactique durable.
« Sur le plan tactique, les Russes n’y arrivent pas. »
Une armée puissante mais inefficace sur le terrain
Les frappes visent principalement les infrastructures énergétiques et militaires ukrainiennes. Elles perturbent la vie civile et fatiguent les défenses antiaériennes. Mais elles ne brisent pas la résistance ukrainienne. L’armée russe peine à coordonner ses offensives terrestres et manque de flexibilité opérationnelle.
Selon Jérôme Pellistrandi, la Russie compense ses faiblesses tactiques par une stratégie d’attrition. Elle cherche à user l’adversaire dans la durée plutôt qu’à percer les lignes.
Cette approche révèle une réalité plus profonde : une armée numériquement puissante, mais entravée par des limites de commandement, de logistique et d’adaptation. Face à elle, l’Ukraine conserve une capacité de résistance qui empêche toute victoire rapide.
