L’incendie survenu dans la nuit du Nouvel An dans un bar de la station suisse de Crans-Montana a fait au moins 40 morts et 119 blessés. Les autorités poursuivent l’identification des victimes. Parmi les blessés recensés figurent 71 Suisses, 14 Français, 11 Italiens et plusieurs ressortissants européens. Quatorze personnes n’ont pas encore été identifiées.
Selon Le Figaro, les victimes ont été prises en charge par les services de secours suisses, mais aussi par des établissements en France et en Italie. Si les blessés légers reçoivent des soins dans des services généralistes, les patients les plus atteints sont orientés vers des centres spécialisés pour grands brûlés.
« Un grand brûlé peut mourir »
Interrogé par Le Figaro, le professeur Maurice Mimoun, chef du service de chirurgie plastique et reconstructrice du centre de brûlés de l’hôpital Trousseau, rappelle la gravité de ces atteintes.
« Un grand brûlé, c’est un brûlé qui peut mourir », souligne-t-il.
Le spécialiste insiste sur la durée et la complexité de la prise en charge. Les brûlures sévères exposent les patients à des complications infectieuses, respiratoires et métaboliques. Le pronostic vital ne se joue pas seulement dans les premières heures.
« Le pronostic vital est engagé à long terme », précise le professeur Mimoun.
Au-delà de la survie immédiate, les patients devront affronter des interventions chirurgicales répétées, une rééducation prolongée et un lourd accompagnement psychologique. Un parcours médical long, éprouvant, souvent marqué par des séquelles durables.
