Les forces navales françaises ont intercepté le pétrolier Tagor, suspecté d’être lié à la « flotte fantôme » russe utilisée pour contourner les sanctions internationales. Le navire a été arrêté au large des côtes de la Bretagne après plusieurs irrégularités constatées lors d’un contrôle maritime.
Selon Le Figaro, le tanker avait quitté le port russe de Mourmansk et se dirigeait vers le Cameroun.
Le capitaine placé en garde à vue
À la suite de l’opération, les autorités françaises ont placé en garde à vue le capitaine du navire, de nationalité russe. Il est accusé de violations des règles maritimes, notamment de l’absence de documents de pavillon valides et du refus d’obtempérer aux injonctions des autorités maritimes.
Selon les premières informations, il encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 150 000 euros.
Une possible confiscation du navire
Au-delà des poursuites engagées contre le capitaine, les autorités françaises envisagent également la confiscation du pétrolier. Des sanctions pourraient aussi viser l’armateur, dont l’identité est en cours de vérification.
Paris considère cet incident comme faisant partie d’un renforcement des contrôles visant les navires soupçonnés de participer au contournement des sanctions internationales. Plusieurs opérations similaires ont déjà été menées ces derniers mois dans les eaux européennes dans le cadre de la surveillance du trafic maritime lié à la Russie.
