Le propriétaire du pétrolier Tagor, considéré comme faisant partie de la « flotte fantôme » utilisée par la Russie pour transporter son pétrole, devra s’acquitter d’une amende de 1 million d’euros à la suite de l’interception du navire par la Marine nationale française à la fin du mois de mai.
L’information a été révélée par Le Figaro.
Selon le parquet de Brest, cette sanction est liée à l’absence de pavillon sur le navire ainsi qu’au non-respect des injonctions adressées par les militaires français lors de l’opération de contrôle.
Le pétrolier pourra quitter la France après le paiement de l’amende
Le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger, a indiqué que l’affaire avait été réglée dans le cadre d’une procédure de reconnaissance de culpabilité.
Une fois les formalités judiciaires achevées et l’amende acquittée, la mesure d’immobilisation sera levée, permettant au pétrolier de quitter les eaux territoriales françaises.
L’Europe renforce la pression sur la « flotte fantôme » russe
Ces derniers mois, les pays de l’Union européenne et leurs partenaires ont intensifié leurs actions contre les navires utilisés par la Russie pour exporter du pétrole en contournant les sanctions internationales.
Ces pétroliers naviguent souvent sans couverture d’assurance adéquate et ne respectent pas toujours les normes techniques en vigueur. Pour les autorités européennes, ils constituent non seulement un moyen de contourner les sanctions, mais représentent également un risque accru d’accidents maritimes et de catastrophes environnementales pour les États côtiers.
