La stratégie de pression totale de Trump

Donald Trump durcit sa ligne face au Venezuela. Le président américain affirme que Caracas utilisera les revenus de son pétrole exclusivement pour acheter des produits américains.

D’après Le Figaro, cette déclaration intervient alors que Washington renforce son blocus sur les exportations pétrolières vénézuéliennes et multiplie les démonstrations de force.

Mercredi, les États-Unis ont saisi dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie, poursuivi depuis plusieurs semaines. Moscou a dénoncé une opération illégale, symptomatique d’une pression croissante sur les alliés de Caracas.

Chevron au cœur du dispositif

Malgré les sanctions, trois navires affrétés par Chevron transportaient jeudi du brut vénézuélien vers les États-Unis. Deux autres pétroliers attendaient au port de Bajo Grande, tandis que six faisaient route vers le Venezuela. Chevron reste la seule entreprise américaine encore autorisée à opérer dans le pays.

Pendant ce transit, Donald Trump a affirmé que le Venezuela livrerait entre 30 et 50 millions de barils de pétrole « sous sanctions » aux États-Unis, faisant planer le risque d’une saturation des capacités de stockage vénézuéliennes.

Tensions régionales et mobilisation politique

Dans ce contexte explosif, Gustavo Petro et Donald Trump ont convenu d’« actions conjointes » contre la guérilla de l’ELN à la frontière colombo-vénézuélienne. L’entretien téléphonique entre les deux dirigeants marque une reprise du dialogue après des menaces militaires américaines.

« Le président Trump a accepté d’aider à frapper durement l’ELN à la frontière », a déclaré le ministre colombien de l’Intérieur, Armando Benedetti.

À Bogota, Gustavo Petro a répondu par la rue. Des milliers de manifestants ont dénoncé « l’impérialisme américain », rappelant que la politique pétrolière de Washington résonne bien au-delà de Caracas.

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