La Suède signe l’achat de quatre frégates françaises pour renforcer sa défense aérienne en mer Baltique

La Suède a officiellement commandé quatre frégates françaises de défense et d’intervention à Naval Group. Le contrat a été signé le 31 août à Stockholm en présence d’Emmanuel Macron et d’Ulf Kristersson. Sa valeur atteint 4,3 milliards d’euros.

Selon le Gouvernement Offices of Sweden, les quatre bâtiments doivent renforcer fortement la capacité de défense aérienne de la marine suédoise. Stockholm estime qu’ils permettront de tripler ses capacités actuelles dans ce domaine. 

Les navires seront basés sur le modèle français FDI, développé par Naval Group. La première livraison est attendue en 2030.

Des frégates destinées à renforcer la Baltique

Les quatre bâtiments doivent intégrer le programme suédois de classe Luleå. Les livraisons devraient s’échelonner entre 2030 et 2034. 

Les frégates seront notamment équipées de missiles Aster. Ces systèmes offrent une capacité de défense aérienne à longue portée contre différentes menaces.

Le renforcement de la flotte intervient dans un contexte stratégique profondément modifié depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022. La Suède a depuis rejoint l’OTAN et augmente ses investissements militaires.

Ainsi, Stockholm accorde une attention particulière à la mer Baltique, devenue une zone majeure pour la sécurité de l’Europe du Nord.

Un partenariat franco-suédois plus large

La signature du contrat s’accompagne d’un accord-cadre entre Paris et Stockholm. Celui-ci doit approfondir la coopération opérationnelle, industrielle et technologique entre les deux pays.

L’Élysée confirme une valeur de 4,3 milliards d’euros pour le programme. Paris présente également cette commande comme un exemple de coopération industrielle européenne dans le secteur de la défense. 

Le partenariat fonctionne dans les deux sens. La France avait auparavant choisi le système suédois GlobalEye de Saab pour renforcer certaines capacités de surveillance aérienne.

Pour Naval Group, le contrat représente aussi un succès industriel majeur à l’exportation. Il pourrait renforcer la position du constructeur français sur le marché européen des frégates.

La commande doit maintenant entrer dans sa phase industrielle. La construction des navires et la formation des équipages suédois peuvent commencer après la signature officielle.

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