Le pont Sud de Kyiv de nouveau touché au lendemain d’une attaque russe contre une école

La capitale ukrainienne a subi de nouvelles frappes russes dans la nuit du 1er au 2 octobre. Le pont Sud de Kyiv a de nouveau été touché, après une première attaque la veille. Les autorités ont également signalé des dégâts dans plusieurs secteurs de la ville.

Selon Reuters, le maire Vitali Klitschko a confirmé une nouvelle frappe contre cette infrastructure majeure qui traverse le Dnipro. La circulation sur les ponts Sud et Paton a été interrompue dans les deux directions.

Le pont Sud de Kyiv frappé deux jours de suite

La première attaque avait eu lieu jeudi 1er octobre. Des drones russes avaient alors frappé le pont et une école de Kyiv.

L’attaque contre l’établissement scolaire n’a pas fait de victime parmi les élèves. Cependant, les frappes ont provoqué plusieurs incendies dans la capitale.

Dans la nuit suivante, le pont Sud a été touché une nouvelle fois. Des débris ont également endommagé des voitures et des fenêtres dans la capitale. Les autorités ont donc adapté la circulation et redirigé certains transports.

La guerre des drones s’étend loin du front

Dans le même temps, l’Ukraine poursuit ses attaques contre des sites situés en Russie. Des drones ukrainiens ont notamment visé des installations industrielles dans la région de Volgograd.

Une importante raffinerie figure parmi les infrastructures concernées. Les autorités russes ont également signalé un blessé après des dégâts sur un immeuble résidentiel. 

Ces opérations montrent l’importance croissante des drones dans la guerre. Ils permettent aux deux camps de viser des infrastructures situées loin de la ligne de front.

Les infrastructures deviennent un enjeu stratégique

Les ponts jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien de Kyiv. Ils assurent les déplacements civils, mais aussi la circulation logistique entre les deux rives du Dnipro.

Les attaques contre les infrastructures peuvent donc provoquer des conséquences bien au-delà des dégâts matériels immédiats. Elles perturbent les transports et mobilisent les systèmes de défense aérienne.

Par ailleurs, les frappes contre les raffineries russes visent une autre infrastructure stratégique. Elles cherchent notamment à perturber la production et la distribution de carburants.

La multiplication des attaques à longue distance montre ainsi que la guerre ne se limite plus aux zones proches du front. Les grandes villes, les réseaux de transport et les installations énergétiques restent directement exposés.

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