La guerre au Moyen-Orient franchit un nouveau seuil. L’Iran affirme avoir visé une base militaire américaine dans le Kurdistan irakien, tandis qu’Israël intensifie ses frappes au Liban contre des positions du Hezbollah. Cette nouvelle escalade alimente les craintes d’un conflit régional encore plus large.
Une attaque directe contre une installation américaine
Selon Le Monde, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé mardi avoir ciblé une base américaine située dans la région autonome du Kurdistan irakien. L’opération aurait visé la base aérienne de Harir, utilisée par les forces américaines.
Dans un communiqué publié sur leur canal Telegram officiel, les forces iraniennes affirment avoir lancé plusieurs missiles contre l’installation militaire.
« Le quartier général de l’armée américaine situé sur la base aérienne de Harir a été visé par cinq missiles », ont déclaré les Gardiens de la révolution.
Cette annonce marque un tournant sensible. Une attaque revendiquée contre une installation américaine pourrait entraîner une réaction militaire de Washington et accentuer l’escalade du conflit.
Israël intensifie ses opérations au Liban
Dans le même temps, l’armée israélienne poursuit ses opérations militaires contre le Hezbollah au Liban. Tsahal a averti les habitants de plusieurs zones du sud du pays, notamment à Tyr et Saïda, d’évacuer immédiatement avant de nouvelles frappes.
Selon les autorités israéliennes, la présence d’infrastructures militaires du Hezbollah dans ces zones contraint l’armée à agir avec force. Les bombardements ont déjà touché plusieurs localités considérées comme des bastions du mouvement chiite soutenu par Téhéran.
Un conflit qui menace toute la région
Alors que certains responsables américains évoquent la possibilité d’une fin prochaine de la guerre, les tensions continuent de s’intensifier. L’Iran rejette toute reprise des négociations sur le nucléaire, tandis que plusieurs pays de la région renforcent leurs systèmes de défense face aux menaces de missiles et de drones.
Dans ce contexte explosif, chaque nouvelle attaque augmente le risque d’un embrasement régional impliquant directement plusieurs puissances militaires.
