Nicolas Maduro comparaîtra mardi devant un juge fédéral à New York. La justice américaine l’inculpe notamment pour narcoterrorisme et importation de cocaïne aux États-Unis.
Selon Le Monde, les forces armées américaines ont capturé le président vénézuélien lors d’une opération qualifiée d’exceptionnelle. Il sera présenté devant le tribunal fédéral du Southern District, à Manhattan.
Cette arrestation marque une rupture majeure dans la crise vénézuélienne. Elle ouvre une phase d’incertitude politique, alors que le pays reste profondément divisé depuis l’élection présidentielle de juillet 2024.
L’opposition salue un tournant, mais réclame plus
Depuis son exil en Espagne, Edmundo Gonzalez Urrutia, figure de l’opposition, s’est exprimé dans une vidéo. Il se présente comme le vainqueur du scrutin de 2024.
« Ce moment constitue un pas important, mais pas suffisant. »
Selon lui, aucune normalisation n’est possible sans la libération de tous les prisonniers politiques et le respect du vote populaire du 28 juillet.
« Aucune transition démocratique n’est possible tant qu’un seul Vénézuélien est injustement emprisonné. »
Il affirme que le départ forcé de Maduro crée « un nouveau scénario politique », sans régler les défis essentiels. Il lance enfin un appel direct aux forces armées, leur demandant de respecter la Constitution et la souveraineté populaire.
