Les Etats-Unis pourraient signer dimanche un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon Donald Trump. Le président américain affirme que la signature est « prévue » dans la journée. Il assure aussi que le détroit d’Ormuz serait rouvert à tous après la conclusion de l’accord. Téhéran n’a toutefois pas confirmé ce calendrier.
La diplomatie iranienne évoque, de son côté, un possible accord dans les prochains jours, mais pas dans les vingt-quatre heures. Selon l’agence iranienne IRNA, les autorités iraniennes n’ont donc pas validé l’annonce américaine. Cette divergence entretient l’incertitude sur l’état réel des négociations.
Le dossier reste stratégique. Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage majeur pour le commerce mondial de l’énergie. Son contrôle représente un levier politique et économique important pour l’Iran, surtout depuis le début des hostilités. Une réouverture complète réduirait les risques de perturbation du trafic maritime et pourrait rassurer les marchés internationaux.
L’annonce américaine intervient aussi dans un contexte politique sensible à Téhéran. Selon Le Monde, l’agence iranienne Fars a diffusé une vidéo montrant une manifestation à Machhad contre le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi. Des manifestants ont contesté sa position alors qu’un accord avec Washington semble discuté. Une partie des milieux conservateurs iraniens refuse toute concession, notamment sur le détroit d’Ormuz.
Cette opposition interne complique la marge de manœuvre du gouvernement iranien. Elle montre que la négociation ne dépend pas seulement des discussions entre Washington et Téhéran. Elle dépend aussi des équilibres politiques en Iran, où certains responsables défendent une ligne dure face aux Etats-Unis.
Donald Trump a déjà annoncé à plusieurs reprises des avancées imminentes sans conclusion immédiate. Cette fois encore, l’absence de confirmation iranienne invite à la prudence. Un accord pourrait ouvrir une phase de désescalade au Moyen-Orient, mais son contenu, son calendrier et ses garanties restent inconnus.
Les prochaines heures seront donc décisives. Si les deux parties confirment la signature, l’accord pourrait modifier l’équilibre régional et relancer les discussions sur la sécurité maritime. Si Téhéran maintient ses réserves, l’annonce américaine risque d’apparaître comme prématurée.
