Pakistan : le maréchal Munir saisit des pouvoirs quasi illimités

Le Pakistan entre dans une zone de turbulence. Le Parlement adopte le 27e amendement constitutionnel, et ce texte transforme l’équilibre du pouvoir. Le maréchal Asim Munir, chef de l’armée, obtient des prérogatives démesurées. Il reçoit aussi une immunité à vie, tout comme le président Asif Ali Zardari, pourtant impliqué dans plusieurs affaires de corruption. Les politiques parlent d’un coup d’État militaire soutenu par les civils.

D’après Le Monde, le pays, déjà marqué par une démocratie fragilisée, glisse vers un régime où les institutions civiles perdent encore plus d’autorité. Le gouvernement crée en parallèle une nouvelle Cour constitutionnelle fédérale, et le président ainsi que le premier ministre nomment directement ses juges. Cette architecture renforce encore l’emprise du pouvoir exécutif et du complexe militaro-politique.

Dans ce contexte, l’arrestation d’Imran Khan et de ses partisans illustre l’étouffement d’une opposition réduite au silence. La réforme accélère ce mouvement. Elle consacre un système où l’armée décide, et où le pouvoir politique valide.

Les analystes s’inquiètent. Ils décrivent un Pakistan qui bascule, non seulement à cause de cette réforme, mais aussi parce que le pays détient l’arme nucléaire et occupe une place stratégique dans la région. Les craintes s’intensifient. Elles s’expriment ouvertement dans les universités pakistanaises.

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