Propos explosifs : Washington rallie des idées bibliques à la géopolitique

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a déclenché une véritable polémique internationale après une interview dans laquelle il a invoqué la Bible pour parler du droit d’Israël sur les territoires du Moyen-Orient. 

Selon TF1 Info, Huckabee a cité un verset de la Genèse selon lequel Dieu aurait promis à Abraham et à ses descendants des terres « du Nil à l’Euphrate ». Il a affirmé que d’après lui Israël pourrait avoir des droits sur cette vaste région, allant de l’Égypte à la Syrie, l’Irak, la Jordanie et au-delà. Lorsque son interlocuteur lui a demandé si cela signifiait qu’un tel contrôle serait acceptable, il a répondu :

« It would be fine if they took it all. » 

Les propos ont immédiatement provoqué une réaction en chaîne à travers le monde arabe et musulman. Plus d’une dizaine de pays, dont l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie, le Koweït, Oman ou l’Autorité palestinienne, ont dénoncé ces déclarations comme dangereuses, irresponsables et contraires au droit international. 

Ces gouvernements ont jugé que de tels propos remettaient en cause la souveraineté des États de la région, menaçaient la paix et la stabilité, et contredisaient les normes diplomatiques. 

Certains ont rappelé que les frontières modernes sont définies par le droit international, soulignant que le Moyen-Orient compte des nations indépendantes avec leurs propres autorités et populations. 

Huckabee a ensuite tenté d’atténuer l’impact de ses mots en précisant qu’Israël ne cherchait pas activement à étendre ses frontières au-delà des territoires qu’il contrôle actuellement. 

Néanmoins, le tollé diplomatique persiste. Cette polémique survient dans un contexte déjà tendu au Proche-Orient, où les questions territoriales, le conflit israélo-palestinien et les relations entre puissances régionales restent extrêmement sensibles.

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