Human Rights Watch affirme que les autorités russes et leurs forces armées torturent systématiquement des prisonniers de guerre ukrainiens. L’organisation parle de violences physiques et psychologiques dès la capture, puis tout au long de la détention. Selon HRW, ces pratiques violent gravement les Conventions de Genève et relèvent de crimes de guerre.
Des témoignages précis, recueillis en 2025
Entre juillet et octobre 2025, HRW a mené des entretiens approfondis avec 12 anciens prisonniers ukrainiens. Les forces russes les avaient capturés dans les régions de Donetsk et de Louhansk entre mars et juillet 2022. L’organisation a aussi interrogé des proches, des défenseurs des droits humains et des représentants ukrainiens. Ces témoignages rejoignent ceux déjà recueillis par l’ONU et des ONG ukrainiennes.
Des détentions longues, des conditions inhumaines
Les anciens captifs décrivent plusieurs lieux de détention en Russie et dans les territoires ukrainiens occupés. Ils évoquent des violences répétées, des humiliations, des menaces, le manque de soins, une nourriture insuffisante et des conditions d’hygiène dégradantes. HRW souligne que la Russie détient encore des milliers de prisonniers de guerre ukrainiens dans des conditions dangereuses pour leur santé et leur dignité.
Une justice indispensable
HRW demande à Moscou de mettre fin aux tortures, de libérer les civils détenus illégalement et d’ouvrir tous les lieux de détention à des observateurs indépendants. L’organisation réclame aussi des poursuites contre les responsables. Pour HRW, ces abus ne relèvent pas d’excès isolés. Ils révèlent une politique de détention qui vise à briser les prisonniers ukrainiens.
