Un rapport accablant met en cause deux piliers de l’économie russe. Gazprom et Rosneft auraient participé activement à la déportation d’enfants ukrainiens. Ces pratiques, dénoncées comme des crimes contre l’humanité, relancent les accusations contre Moscou et ses réseaux.
Une implication directe des entreprises
Selon Le Monde, une enquête du Humanitarian Research Lab de l’université Yale révèle que ces groupes ont financé et facilité le transfert d’au moins 2 000 enfants ukrainiens entre 2022 et 2025.
Les chercheurs décrivent un système structuré. Des infrastructures liées aux entreprises auraient servi à accueillir ces enfants. Certaines installations participeraient à leur rééducation idéologique pro-russe.
Un système organisé et durable
L’enquête met en lumière un réseau complexe. Il associe acteurs publics, entreprises et structures locales. L’objectif dépasse le simple déplacement : il vise à transformer l’identité des enfants.
Ce mécanisme s’inscrit dans une stratégie plus large déjà dénoncée par l’ONU. Elle qualifie ces déportations de crime contre l’humanité.
Ces révélations marquent un tournant. Pour la première fois, des entreprises majeures apparaissent comme acteurs directs de ce système. Elles ne se limiteraient plus à un rôle économique, mais participeraient à une politique d’État.
