L’ancien ministre et diplomate britannique Peter Mandelson, figure majeure du Parti travailliste, a été arrêté lundi 23 février à Londres par la police métropolitaine dans le cadre de l’affaire Epstein, un scandale mondial secouant les élites politiques.
La police l’a interpellé à son domicile de Camden, puis relâché sous caution dans une enquête pour « manquement présumé au devoir de probité dans l’exercice de ses fonctions publiques ». L’arrestation survient quelques jours seulement après celle d’un autre haut profil britannique impliqué dans la même affaire.
Selon BFMTV et plusieurs médias internationaux, cette enquête fait suite à la publication de nouveaux documents du ministère américain de la Justice sur Jeffrey Epstein, le financier condamné pour abus sexuels sur mineurs, qui ont révélé des échanges compromettants entre Mandelson et Epstein remontant aux années 2000.
D’après ces éléments, Mandelson aurait transmis des informations gouvernementales sensibles à Epstein, notamment des données liées à des cessions d’actifs britanniques et des décisions économiques gouvernementales alors qu’il était ministre sous Gordon Brown.
La police a effectué des perquisitions aux domiciles de Mandelson à Londres et dans l’ouest de l’Angleterre, saisissant des documents et appareils électroniques dans le cadre de l’enquête.
L’intéressé nie toute mauvaise conduite délibérée, mais l’affaire a déjà provoqué une crise politique au Royaume-Uni, fragilisant le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer, qui avait nommé Mandelson ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis avant de le révoquer face à l’indignation publique.
Cette affaire met en lumière les risques politiques et moraux liés aux liens entre personnalités politiques et figures controversées, et relance le débat sur la transparence des élites britanniques. Tandis que l’enquête se poursuit, les réactions politiques et médiatiques ne cessent de croître, soulignant l’ampleur du scandale Epstein au-delà des frontières américaines.
