Pendant près d’un an, Keir Starmer a évité toute critique frontale de Donald Trump. Il a défendu une posture prudente, au nom de la « relation spéciale » entre Londres et Washington. La coopération en matière de défense et de renseignement restait prioritaire. Et choisir entre l’Union européenne et les Etats-Unis lui semblait une « erreur stratégique ».
Selon Le Monde, les exigences américaines autour du Groenland ont changé la donne. Le premier ministre travailliste subit une pression croissante pour abandonner l’apaisement. Il adopte désormais un ton plus ferme, au moins sur le plan politique.
Le Groenland, ligne rouge assumée
Downing Street a dénoncé la menace américaine d’imposer des surtaxes douanières aux pays qui s’opposeraient à une annexion du Groenland.
« Imposer des droits de douane à des alliés qui défendent la sécurité collective des membres de l’OTAN est totalement inadmissible. »
Keir Starmer a rappelé la position britannique, sans détour.
« Notre position sur le Groenland est très claire : il fait partie du Royaume du Danemark, et c’est aux Groenlandais et aux Danois de décider de son avenir. »
La ministre de la culture, Lisa Nandy, a renforcé ce message. Pour Londres, cette position reste « non négociable ». Une rupture de ton rare, révélatrice d’un rapport de force qui se durcit.
