Ukraine : la Russie teste Sarmat et inquiète encore davantage l’Occident

La Russie affirme avoir réussi un nouveau tir d’essai du missile balistique intercontinental RS-28 Sarmat. Vladimir Poutine présente ce système comme l’un des piliers de la modernisation nucléaire russe. Selon 20 Minutes, Moscou veut le rendre opérationnel d’ici la fin 2026, dans un contexte de guerre prolongée en Ukraine et de tensions croissantes avec l’Occident.

Le Sarmat, surnommé « Satan II » par l’OTAN, doit remplacer les anciens missiles soviétiques Voyevoda. Selon le Kremlin, il peut transporter plusieurs ogives nucléaires et frapper des cibles à très longue distance. Poutine évoque une portée supérieure à 35 000 kilomètres, un chiffre que plusieurs experts occidentaux jugent difficile à confirmer. 

Ce test intervient après plusieurs retards et échecs signalés ces dernières années. En 2024, un essai aurait même provoqué une explosion importante sur un site de lancement. Moscou cherche donc à montrer que son programme stratégique avance malgré les difficultés techniques et les sanctions liées à la guerre en Ukraine.

Le message vise aussi les États-Unis et l’Europe. Depuis le début de l’invasion russe en 2022, le Kremlin multiplie les démonstrations de force autour de son arsenal nucléaire. Il veut dissuader les Occidentaux d’accroître leur soutien militaire à Kyiv.

Le calendrier renforce l’inquiétude. Le dernier grand traité de contrôle des armes nucléaires entre Washington et Moscou arrive à expiration en 2026. Sans nouvel accord, les deux puissances pourraient accélérer la modernisation de leurs arsenaux. Le Sarmat devient donc plus qu’un missile : il sert d’outil politique, militaire et psychologique dans une guerre déjà largement internationalisée. 

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