La guerre en Ukraine connaît un nouvel épisode de tension autour d’une bataille de communication et de diplomatie. Kiev a décrété un cessez-le-feu unilatéral à partir de minuit, dans la nuit du 5 au 6 mai 2026. Mais les autorités ukrainiennes accusent Moscou d’avoir immédiatement poursuivi ses attaques. Selon le ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha, la Russie a lancé 108 drones et trois missiles contre le pays. Des frappes ont notamment visé Kharkiv et Zaporijia.
Zelensky accuse Moscou de refuser la paix
D’après Le Monde, Volodymyr Zelensky estime que la Russie a choisi de rejeter la proposition ukrainienne. Dans son adresse quotidienne, il affirme que Moscou a répondu aux appels au cessez-le-feu par de nouvelles attaques dans plusieurs régions, dont Donetsk, Kharkiv, Dnipropetrovsk, Soumy, Tchernihiv, Zaporijia et Kherson. Le président ukrainien prévient que Kiev répondra « en conséquence » aux frappes russes.
Le 9 mai au centre du bras de fer
Cette séquence intervient à l’approche du 9 mai, jour de la Victoire en Russie. Vladimir Poutine avait proposé une trêve les 8 et 9 mai, au moment des commémorations de la victoire soviétique contre l’Allemagne nazie. Kiev a devancé cette proposition avec sa propre trêve, plus immédiate. Les deux camps se renvoient désormais la responsabilité de l’échec diplomatique. Reuters parle de cessez-le-feu concurrents autour d’un moment hautement symbolique pour Moscou.
Une guerre toujours plus coûteuse
Sur le terrain, les combats restent intenses. L’Ukraine dénonce des attaques régulières contre ses villes et ses infrastructures. La Russie, de son côté, accuse Kiev de frapper des territoires occupés et des régions russes. Aucune dynamique de négociation ne se dégage clairement. La tentative de trêve montre surtout l’ampleur de la méfiance entre les deux capitales. Elle confirme aussi que la guerre se joue autant sur le front militaire que dans la bataille du récit politique.
