« Zone de guerre » : la répression du régime iranien tourne au massacre

En Iran, la contestation née le 28 décembre à Téhéran, au cœur du Bazar, a rapidement débordé. D’abord motivés par l’inflation et la crise économique, des commerçants ont fermé boutique. Puis des étudiants, des ouvriers et des classes moyennes en difficulté ont rejoint la rue. Très vite, les slogans ont changé de nature : les manifestants ont exigé la fin du régime des mollahs, jugé corrompu et répressif.

D’après BFM, le guide suprême Ali Khamenei a reconnu des revendications « justes », tout en promettant de « remettre à leur place » les « émeutiers ». La mobilisation, elle, a continué de s’étendre, surtout dans le nord-ouest, sans épargner les grandes villes.

« Les Iraniens se disent qu’ils n’ont plus rien à perdre », explique Azadeh Kian.

Un basculement et une répression massive

Le 8 janvier, le mouvement a pris une ampleur inédite depuis 1979. Des foules ont scandé « Mort au dictateur » et « Mort à Khamenei ». Des postes de police ont brûlé, tout comme des véhicules des Gardiens de la révolution. En réponse, les forces de sécurité ont déclenché une répression d’une violence extrême. Selon Iran Human Rights, au moins 3 428 manifestants ont été tués depuis le 28 décembre, un bilan minimum. D’autres sources évoquent 12 000 à 20 000 morts.

« Ils visaient uniquement la tête et le haut du corps, pour tuer », témoigne Yalda, 28 ans.

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