À Marseille, d’anciens participants au mouvement des « gilets jaunes » se préparent à retourner dans la rue. Un rassemblement est prévu samedi 19 septembre dans le secteur du Vieux-Port, tandis que les premiers petits groupes de manifestants ont déjà commencé à apparaître dans les quartiers périphériques de la ville.
De nouveaux appels à la mobilisation circulent sur les réseaux sociaux, rapporte France info. Leurs partisans associent principalement un éventuel retour du mouvement à la dégradation du pouvoir d’achat et à l’augmentation des dépenses quotidiennes.
Huit ans plus tard, les anciens symboles redeviennent d’actualité
Sur un rond-point du quartier de l’Estaque, dans le nord de Marseille, un petit groupe d’anciens manifestants s’est réuni tout au long de la semaine. Parmi eux se trouve Eddy, retraité et ancien artisan, qui a conservé son gilet jaune depuis les manifestations de 2018.
Il évoque la situation des revenus et des dépenses des ménages, soulignant que les salaires ne suivent pas l’augmentation du coût de la vie. Selon lui, c’est précisément cette situation qui pourrait de nouveau pousser les gens dans la rue.
Pour Brigitte, une autre participante au mouvement, la situation actuelle est également liée à l’accès aux services publics. Elle explique vivre avec moins de 1 000 euros par mois tout en s’occupant de son mari malade, et critique la réduction des moyens publics ainsi que les problèmes du système de santé.
Les participants veulent éviter toute récupération politique
Les anciens militants soulignent toutefois qu’une éventuelle reprise des manifestations doit se dérouler sans violence et sans intervention des partis politiques.
Eddy s’oppose à ce que les mobilisations deviennent une plateforme pour les forces politiques ou le vandalisme. Selon lui, il s’agit avant tout d’un moyen pacifique d’attirer l’attention des autorités sur les problèmes sociaux.
Brigitte appelle également les habitants à remettre les gilets jaunes comme symbole de protestation. Pour elle, ce vêtement reste un rappel de la précédente vague de mobilisation et du sentiment actuel d’insécurité sociale.
Pour l’instant, l’ampleur d’un éventuel nouveau mouvement reste incertaine. À Marseille, il ne s’agit encore que de petits groupes d’anciens participants, mais l’activité sur les réseaux sociaux témoigne de l’apparition de nouveaux appels à manifester à l’automne.
