Après des mois de confrontation politique, la France s’apprête à tourner une page décisive. Le gouvernement a utilisé une nouvelle fois l’article 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances 2026. Ensuite, LFI et le RN ont déposé deux motions de censure. Pourtant, sauf surprise majeure, ces motions devraient échouer. Donc, le budget serait adopté définitivement. Le Conseil constitutionnel doit encore vérifier le texte avant la promulgation.
Selon Le Figaro, ce budget marque l’aboutissement d’un bras de fer parlementaire intense. Et il confirme la volonté du gouvernement de maintenir son cap budgétaire malgré l’opposition.
Fiscalité : priorité à la réduction du déficit
Le texte prolonge la contribution différentielle sur les hauts revenus. Cette mesure existe depuis 2025. Elle impose un impôt minimum aux contribuables les plus riches. Le gouvernement veut la maintenir jusqu’au retour du déficit public sous 3 % du PIB.
Par ailleurs, le budget inclut plusieurs mesures fiscales touchant la consommation et certains flux commerciaux, notamment les petits colis. Ces ajustements visent à renforcer les recettes publiques. En parallèle, le gouvernement cherche à limiter la hausse globale des impôts directs pour la majorité des ménages.
Enfin, l’ensemble du budget s’inscrit dans une stratégie de redressement des comptes publics. L’exécutif veut rassurer les marchés et les partenaires européens. Cependant, l’opposition dénonce un budget jugé injuste socialement et trop axé sur l’austérité.
