En pleine recomposition politique, Éric Ciotti défend ouvertement une union des droites, une stratégie qui divise et inquiète.
Dans un entretien accordé à BFMTV, Éric Ciotti défend sans détour sa stratégie d’union des droites, qu’il considère comme indispensable pour peser lors de la prochaine élection présidentielle.
Le maire de Nice et leader de l’Union des droites pour la République assume pleinement son rapprochement avec le Rassemblement national. Il présente cette alliance comme une réponse pragmatique à l’affaiblissement de la droite traditionnelle.
Selon lui, la division actuelle empêche toute alternance crédible face au bloc macroniste et à la gauche radicale. Il affirme que seule une coalition large permettrait de reconquérir le pouvoir.
« L’union est la seule voie possible pour gagner. »
Il insiste sur une convergence idéologique croissante autour de thèmes comme la sécurité, l’immigration ou l’autorité de l’État. Pour lui, ces sujets rapprochent désormais différentes sensibilités de droite.
Cette position reste toutefois très contestée. Une grande partie des Républicains refuse toujours toute alliance avec l’extrême droite, dénonçant une rupture avec les valeurs historiques du parti.
« La droite ne peut plus gagner seule aujourd’hui. »
Avec cette ligne, Ciotti cherche à imposer un nouveau rapport de force politique. Il s’appuie notamment sur les dynamiques locales, où certaines alliances ont déjà émergé malgré les résistances internes.
Au-delà du débat stratégique, cette prise de position illustre une transformation profonde du paysage politique français. La frontière entre droite classique et extrême droite devient plus floue, à l’approche de la présidentielle.
