À quelques jours des municipales de 2026, la campagne parisienne se retrouve au cœur d’une opération de manipulation en ligne. Le candidat de centre droit Pierre-Yves Bournazel affirme avoir été visé par une campagne de désinformation attribuée au réseau prorusse Storm-1516, spécialisé dans les opérations d’influence numérique.
Un faux projet diffusé sur les réseaux sociaux
Selon Actu.fr, plusieurs contenus trompeurs ont circulé sur les réseaux sociaux. Parmi eux : une vidéo et un site Internet imitant celui de la campagne du candidat.
Ces contenus affirmaient que Pierre-Yves Bournazel voulait transformer le Centre Pompidou en gigantesque centre d’accueil pour migrants.
La vidéo, d’une trentaine de secondes, montrait des images de Paris. Un message appelait les internautes à soutenir ce prétendu projet humanitaire.
Le candidat a rapidement dénoncé ces informations.
« Ces contenus sont totalement faux », a assuré Pierre-Yves Bournazel.
Les équipes de campagne ont ensuite alerté les autorités françaises chargées de surveiller les manipulations de l’information en ligne.
Un réseau russe spécialisé dans la désinformation
Les autorités françaises ont identifié derrière cette opération le réseau Storm-1516. Ce groupe mène régulièrement des campagnes de propagande numérique.
Il diffuse de fausses informations via des vidéos, de faux sites d’actualité ou des comptes sur les réseaux sociaux afin d’influencer l’opinion publique.
Storm-1516 serait lié à des structures de propagande russes. Le réseau aurait déjà ciblé plusieurs élections et débats politiques en Europe et aux États-Unis.
Ses contenus utilisent parfois des acteurs, des voix générées par intelligence artificielle et des sources fictives pour paraître crédibles.
Depuis 2023, les chercheurs en cybersécurité ont identifié des dizaines de récits manipulés diffusés par ce réseau.
Une nouvelle alerte sur l’ingérence étrangère
Cette affaire relance les inquiétudes sur l’ingérence numérique étrangère dans les processus démocratiques européens.
Les autorités françaises surveillent ces opérations de près. Elles cherchent souvent à fragiliser le débat public en diffusant de fausses informations ou en attaquant la réputation de candidats.
À l’approche du scrutin municipal, cet épisode illustre la montée des guerres de l’information autour des élections locales. Les campagnes politiques deviennent désormais une cible privilégiée des opérations de manipulation en ligne.
