Emmanuel Macron a fermement réagi aux tensions dans le détroit d’Ormuz. En déplacement au Kenya, le président a assuré que la France n’a « jamais envisagé » de déploiement militaire dans cette zone stratégique. Il répondait ainsi à une mise en garde iranienne. Téhéran avait promis une « réponse décisive et immédiate » si Paris et Londres y envoyaient des bâtiments de guerre.
D’après BFMTV, l »Iran a menacé samedi de viser des sites américains en cas d’attaque contre sa marine marchande. Cette annonce fait suite à des frappes américaines contre deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman. D’ailleurs, un vraquier battant pavillon américain a été touché ce matin par un projectile au large du Qatar. Un parlementaire iranien a prévenu : « Notre retenue est terminée. »
Sur le terrain, les violences ne faiblissent pas. Neuf personnes, dont une fillette, sont mortes samedi dans des frappes israéliennes sur le sud du Liban. Deux secouristes affiliés au Hezbollah ont également été tués. L’armée koweïtienne a elle-même annoncé une attaque de drones sur son territoire ce dimanche.
Donald Trump a donné le ton outre-Atlantique. Il assure que les États-Unis ont besoin de « deux semaines supplémentaires » pour éliminer toutes leurs cibles en Iran. Benyamin Netanyahou, lui, prévient que la guerre n’est « pas finie » : il faut encore retirer l’uranium enrichi du sol iranien.
Malgré ces escarmouches, Thierry Breton estime que nous restons « toujours dans la logique de cessez-le-feu ». L’Iran a d’ailleurs transmis sa réponse au plan américain via le Pakistan. Son axe principal porte sur « la fin de la guerre et la sécurité maritime » dans le Golfe. Le Qatar, de son côté, met en garde : instrumentaliser le détroit d’Ormuz ne ferait qu’ « aggraver la crise ».
